La conformité, exigence par exigence

Un rapport d'expertise est fait pour être discuté. Voici ce que la Charte de l'expertise en évaluation immobilière demande à un rapport, comment Expertisia y répond — et ce que l'outil ne fait pas.

Le référentiel appliqué

Les calculs suivent la Charte de l'expertise en évaluation immobilière (6ᵉ édition), référence de la profession en France. Un rapport peut aussi être présenté selon le RICS Red Book, les normes européennes TEGoVA ou USPAP : cela change le vocabulaire, l'ordre des sections et les mentions de conformité, pas la méthode de calcul — le rapport le dit.

Ce que la Charte demande, et ce que fait l'outil

ExigenceDans Expertisia
Une mission définie avant tout travailL'étape ⓪ fixe le demandeur, l'objet et la finalité, vérifie la recevabilité de la mission, puis compose le contrat et le devis, signés en ligne par le demandeur.
Un demandeur identifiéLe rapport ne part pas sans demandeur : l'export le réclame s'il manque. Particulier ou société (SIREN, représentant, adresse de facturation).
Une base de valeur et une dateValeur vénale ou locative, libre ou occupée, datée ; la définition de la Charte est reprise dans le rapport, avec la date de visite.
Le bien et les droits évaluésAdresse normalisée, parcelle cadastrale, droit évalué (pleine propriété, indivision, nue-propriété, usufruit), surfaces avec leur source.
Au moins deux méthodesComparaison et capitalisation du revenu, coût de remplacement pour une maison ; pondération affichée et réglable, écart entre méthodes commenté.
Des comparables vérifiablesVentes enregistrées (DVF), jamais des annonces : chacune datée, localisée, indexée à la date de valeur ; l'expert retient ou écarte, avec le motif.
Des ajustements motivésChaque décote ou surcote est la position d'un curseur que l'expert règle ; la cascade de la valeur brute à la valeur retenue est détaillée en sept étapes.
Hypothèses, hypothèses spéciales, limitesDes champs distincts pour chacune ; les pièces manquantes et ce qui n'a pas été vérifié sont écrits dans le rapport ; les réserves se lèvent quand la pièce arrive.
Des pièces traçablesRegistre des pièces demandées, reçues, refusées, numérotées. Toute valeur lue dans une pièce porte son emplacement — fichier, page, citation —, et l'extrait surligné part en annexe.
L'indépendance de l'expertFormule d'indépendance au rapport et au contrat : les conclusions ne dépendent pas du résultat attendu par le demandeur.
Le contradictoire, en contentieuxMode dédié : référence de la procédure, pièces numérotées, dires des parties et réponse de l'expert à chacun.

Le rôle de l'IA

L'IA lit les pièces, rassemble les données publiques et met le rapport en forme. Elle ne donne aucun avis sur la valeur : les chiffres sortent d'un moteur de calcul déterministe, et l'expert signe. Quand la valeur doit être opposable, les fonctions de rédaction d'opinion sont coupées par le serveur, pas seulement masquées. Les modèles ne conservent rien de ce qui leur est transmis : rétention zéro et interdiction d'entraînement, imposées à chaque requête.

À voir dans un vrai rapport

Annexe du rapport : extraits justificatifs surlignés dans les pièces
Chaque valeur lue renvoie à sa pièce : page, citation, extrait surligné.
Ventes comparables retenues dans le rapport
Les ventes retenues, datées et localisées, et leur dispersion.
Conclusion du rapport
La conclusion : valeur, fourchette, méthodes et ajustements retenus.

Lire le rapport-exemple complet → Dossier réel, anonymisé.

Ce que l'outil ne fait pas

  • Il ne remplace ni la visite, ni le jugement, ni la signature de l'expert : il prépare, calcule et met en forme ; l'expert tranche et répond du rapport.
  • Les normes RICS, TEGoVA et USPAP ne modifient que la présentation du rapport ; la méthode reste celle de la Charte.
  • Les biens commerciaux, les immeubles de rapport et les biens atypiques (châteaux, terres, forêts) n'ont pas encore leurs méthodes dédiées : elles sont en préparation.